Les artistes du Festival de Paris

Benjamin Bernheim

ténor

Né à Paris, Benjamin Bernheim grandit à Genève et commence le chant à l’âge de dix ans à la maîtrise du Conservatoire populaire de Genève. A 18 ans, il étudie le chant au Conservatoire HEM de Lausanne auprès de Gary Magby, suit des masterclasses avec Jaume Aragall et participe à l’Accademia Verdiana de Busseto avec Carlo Bergonzi.
Après avoir remporté la Bourse Leenaards en 2008, il rejoint l’International Opera Studio de l’Opernhaus de Zürich. Il prend part à plusieurs productions dont le rôle d’Emmanuele dans la création mondiale Gesualdo , opéra en trois actes du compositeur Marc-André Dalbavie, mis en scène par Patrice Caurier et Moshe Leiser.
Invité régulier des plus prestigieuses maisons d’opéra européennes, telles l’Opéra national de Paris, le Staatsoper de Vienne, le Staatsoper et le Deutsche Oper de Berlin, l’Opéra national de Bordeaux et le Royal Opera House de Londres, le Chicago Lyric Opera, le Semperoper de Dresde, le Théâtre des Champs-Elysées, la Scala de Milan, les Festivales de Pâques, de Pentecôte et d’été de Salzburg, il interprète les grands rôles de ténor du répertoire romantique : Rodolfo (La Bohème), Flamand (Cappricio), Alfredo (La Traviata), Faust (rôle titre de Gounod), Nemorinno (Elisir d’amore), Lenski (Eugene Oneguine)…
Il enchaîne La Bohème à l’Opéra de Zurich, La Flûte enchantée au Staatsoper de Vienne dans le rôle de Tamino, La Traviata au Royal Opera House et à la Scala de Milan, ainsi que Manon à l’Opéra national de Bordeaux, Nabucco à l’Opéra de Zurich dans le rôle d’Ismaele. Sous la direction de Sir Antonio Pappano, il interprète la Messa di Gloria de Puccini avec le London Symphony Orchestra.
En 2018, il signe avec la Deutsche Grammophon et sort son premier album, composé d’airs français, italiens et russes, sort à l’automne 2019.
Durant la dernière saison, il donne un récital à la Grange au Lac à Evian, et un concert à l’Auditorium de Bordeaux avec l’Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine. Il joue le rôle du Duc de Mantoue dans Rigoletto au Bayerische Staatsoper de Munich, et participe aux nouvelles productions de La Traviata et de Manon à l’Opéra national de Paris.

Carrie-Ann Matheson

piano

Pianiste, cheffe d’orchestre et coach vocale, Carrie-Ann Matheson a assisté des chefs d’orchestre renommés tels que, entre autres, James Levine, Fabio Luisi, Daniel Barenboim, Yannick Nézet-Séguin et Gianandrea Noseda, notamment au Metropolitan Opera de New York et à l’Opernhaus de Zurich.
Comme pianiste récitaliste, elle se produit en concert avec les plus grands chanteurs, dont Jonas Kaufmann, Rolando Villazón, Piotr Beczala, Joyce di Donato, Susan Graham, Barbara Bonney, Ruth Ann Swenson et Marilyn Horne et Benjamin Bernheim. Elle donne des concerts de musique de chambre avec des membres du Philharmonique de New York, de l’Orchestre du Metropolitan Opera, de l’Orchestre de Cleveland, du Chamber Orchestra of Europe, de l’Orchestre symphonique de Montréal et du Philharmonia Zurich. Elle collabore avec les plus importants festivals et maisons d’opéra, dont le Festival de Salzbourg, le Festival Seiji Ozawa Matsumoto, le Ryan Opera Center du Lyric Opera de Chicago et l’Opéra de Los Angeles.
Elle dirige à l’Opernhaus de Zurich de nouvelles productions de Fälle d’Oscar Strasnoy, Der Verzauberte Schwein de Jonathan Dove et Ronja Räubertochter de Jörn Arnecke. Passionnée par la formation des jeunes chanteurs, elle coache, depuis de nombreuses années, le prestigieux Lindemann Young Artist Development Program du Metropolitan Opera, poursuivant également cette mission à l’Opernhaus de Zurich.

Andreas Scholl

contre-ténor

Né en Allemagne en 1967, Andreas Scholl est choriste depuis l'âge de sept ans. Remarqué dans La Flûte Enchantée de Mozart, il est choisi pour chanter le solo d'une messe devant le pape Jean-Paul II en 1981 et joue dans Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud. Il suit des cours à l'Académie de Darmstadt, avant d'entrer à la Schola Cantorum de Bâle.
Spécialisé dans la musique baroque, il fait en 1993 ses premiers pas sur la scène du Théâtre Grévin à Paris en chantant dans La Passion Selon Saint Matthieu de J.S. Bach, puis enregistre, l'année suivante, Le Messie de Haendel sous la direction de William Christie.
Il chante Giulio Cesare, son rôle d'opéra fétiche, à l’Oper Frankfurt, ainsi qu'au Théâtre des Champs-Élysées et au Festival de Salzbourg en 2012 (au côté de Cecilia Bartoli). Il interprète également le rôle de Bertarido dans Rodelinda au Festival de Glyndebourne et au Metropolitan Opera (au côté de Renée Fleming).
Il se produit en concert avec le Berliner Philharmoniker, le New York Philharmonic, l’Orchestre Royal du Concertgebouw, le Boston Symphony Orchestra et tous les principaux orchestres baroques du monde. Il est régulièrement invité par de nombreux groupes de musique de chambre, dont le Kammerorchester Basel, le Zürcher Kammerorchester, les Tel Aviv Soloists et le Vienna Morphing Orchestra.
Artiste nominé aux Grammy Awards, il remporte de nombreux prix et récompenses, dont le Prix culturel de l'État de Hesse qu'il partage avec sa femme, la pianiste Tamar Halperin.
En trente ans, il enregistre de nombreux albums, dont Wanderer (avec Tamar Halperin), O Solitude (entièrement consacré à Purcell, avec l’Accademia Bizantina, lauréat d’un BBC Music Magazine Award en 2012), Arias for Senesino,Heroes (des airs de Händel, Mozart, Hasse et Glück), A Musicall Banquet de Robert Dowland, Arcadia (recueil de cantates rares et inédites de compositeurs du Cercle Arcadien de Rome), Wayfaring Stranger (sélection de chansons folkloriques anglaises et américaines spécialement arrangées avec Orpheus Chamber Orchestra), des cantates de Bach avec le Kammerorchester Basel et Vivaldi Motets avec l'Australian Brandenburg Orchestra, Solomon et Saulde Händel avec Paul McCreesh, Stabat Mater de Vivaldi, Maddalena ai piedi di Cristo de Caldara et Crystal Tears (luth et Consort Songs de John Dowland).

Tamar Halperin

clavecin

Née en Israël, Tamar Halperin étudie à l’Université de Tel Aviv, à la Schola Cantorum Basiliensis en Suisse et à la Juilliard School de New York. Parallèlement à ses activités en musique baroque, elle explore avec enthousiasme les répertoires classique et contemporain. Elle compose, arrange et interprète de la musique pop, de la musique électronique et du jazz. Sa collaboration avec le pianiste de jazz Michael Wollny donne naissance à un album, Wunderkammer, récompensé par plusieurs prix.
Avec un répertoire qui va de la Renaissance à aujourd’hui, elle se produit en tant que soliste et avec de nombreux ensembles de chambre en Israël, en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Australie. Elle est apparue sur les scènes du Carnegie Hall de New York, du Wigmore Hall de Londres, du Musashino Hall de Tokyo, du Recital Hall de Sydney et du Liceu de Barcelone.
Elle collabore avec des musiciens de renoms tels Laurence Cummings, Michael Wollny et l’Orchestre Philharmonique de New York.
Le disque Wanderer, enregistré avec son mari Andreas Scholl, a connu un grand succès.

La Chimera

ensemble

Sabina Colonna Preti fonde en 2001 le consort de violes de gambe « La Chimera » qui, après la rencontre avec Eduardo Egüez, prend de nouvelles formes et de nouvelles ailes. Tout en conservant sa caractéristique sonore principale d’ensemble de violes, La Chimera est devenue une formation à géométrie variable composée d’artistes de renommée internationale. L’activité de La Chimera se concentre sur la création de projets originaux avec un intérêt particulier pour les liens entre le monde ancien et le monde moderne.
La première réalisation de La Chimera, Buenos Aires Madrigal (madrigaux italiens du XVIIe siècle et tangos argentins), fait l’objet d’un enregistrement CD dans la série Early Fusion (label M.A. Recordings), très bien accueilli par la critique internationale. À sa création, aux Bouffes du Nord (Paris), le spectacle remporte un immense succès et se produit par la suite en France (Opéra de Lille, Salle Gaveau à Paris, Arsenal de Metz), en Belgique (Philharmonie de Liège, Salle Flagey à Bruxelles), en Italie (Teatro Ponchielli de Crémone), en Espagne (Teatro Jovellanos de Gijón, Palacio Euskalduna de Bilbao).
Dans son deuxième projet, Tonos y Tonadas (M.A. Recordings), La Chimera mêle des éléments musicaux et littéraires du baroque espagnol au folklore latino-américain actuel. Ce programme est donné en concert en Italie, au Portugal et en France (Grand Auditorium de Radio France), ainsi qu’au Luxembourg.
Pour le label Naïve, La Chimera enregistre le disque La Voce di Orfeo, autour du célèbre ténor Francesco Rasi, auquel Monteverdi confia le rôle d’Orphée dans son opéra éponyme. L’enregistrement remporte de nombreux prix de la presse internationale (Télérama et « Diamant de l’Opéra » en France, « Excepcional » de Scherzo en Espagne, « 5A » d’Amadeus en Italie). Ce programme est donné en France, Italie, Suisse et Espagne.
Un autre disque, Odisea Negra (Naïve) en novembre 2011, fait l’objet d’une tournée française, notamment au Théâtre de la Ville à Paris, à l’Arsenal de Metz et au Centre Lyrique d’Auvergne. Ce travail retrace un voyage qui part de l’Afrique occidentale pour arriver aux Caraïbes de l’Amérique centrale, musiques des griots africains, musiques anciennes de Cuba et du Pérou, et folklore actuel d’Amérique centrale.
Au début de l’année 2011, La Chimera crée à Paris, avec la soprano Céline Scheen, un nouveau programme consacré au poète espagnol du XVIIe siècle, le comte Villamediana. Le travail s’inspire des lettres que l’auteur a adressées à son ami, le Duc d’Olmedo.
Misa de Indios, Misa Criolla (2014) combine la célèbre Misa Criolla du compositeur argentin Ariel Ramirez, composée en 1964, avec des œuvres du baroque colonial sud-américain ainsi que des compositions d’Eduardo Egüez. Ce projet est enregistré et édité par le label français La Música, et rencontre un succès public phénoménal depuis sa création : plus de 70 concerts ont été donnés en France et en Europe, et 10 000 disques vendus.
Le dernier projet, Gracias a la Vida (2018), explore la musique baroque des missions jésuites, la mettant en regard avec le folklore sud-américain. Il se concentre sur une région emblématique de l’Amérique du Sud, recouvrant originairement les territoires Guaranis et Incas, plus tard dominée par les Jésuites, mais portant de nos jours les noms de Paraguay, de Bolivie, de Pérou, de Chili et d’Argentine. Gracias a la vida, qui tire son nom de la célèbre chanson de la compositrice chilienne Violeta Parra, est un hommage à la musique de ces peuples.
Quant au répertoire du baroque sud-américain à proprement parler, les programmes Splendeurs Mexicaines (musique sacrée à la Cathédrale de Puebla) et El Cancionerio Musical de Gaspar Fernandez dévoilent les splendeurs polychorales de la Nouvelle Espagne du XVIIe siècle, spécifiquement celles des maîtres de chapelle de la prestigieuse Cathédrale de Puebla, fierté de la couronne espagnole. La musique sacrée composée pour les festivités religieuses à Puebla témoigne du formidable syncrétisme fusionnant traditions locales issues des rythmes et danses précolombiens, traditions des populations africaines arrivées en Amérique du Sud en tant qu’esclaves, et héritage européen porté par les missions jésuites. Splendeurs Mexicaines est créé au Festival de La Chaise Dieu en 2018 et suscite l’enthousiasme du public.

Chœur Mélanges

Le répertoire de prédilection du Chœur Mélanges est l'œuvre chorale des XXe et XXIe siècles. Le chœur s’illustre particulièrement dans le répertoire de Francis Poulenc ; dans son répertoire étranger figurent des compositeurs tels que Zoltán Kodály, Eric Whitacre, Frank Martin, Benjamin Britten.
Créé en 1992, l’ensemble doit son nom à ses origines, la fusion de deux petits ensembles vocaux, ainsi qu’à la disposition par voix mélangées des chanteurs : la plupart du temps, les chanteurs sont placés en quatuor, donnant au chœur un son uniforme et riche.
En résidence au Conservatoire à Rayonnement Régional de Créteil, Mélanges sait aussi aborder un répertoire plus large afin de s’adapter à la vie musicale du lieu : époques variées et configurations plus importantes avec orchestre ou à double chœur.

Bárbara Kusa

soprano

Née à San Luis en Argentine, Bárbara Kusa décroche en 1990 son diplôme de professeur de musique avec une spécialisation en piano. En 1993, elle s’installe à Buenos Aires où elle étudie le chant et obtient parallèlement son diplôme en direction de chorale à l’Université Catholique d’Argentine.
Arrivée en France en 2004, elle se perfectionne dans le répertoire de la musique ancienne avec Alex De Valera, et dans celui du clavecin et de la basse continue avec Hélène Dauphin à l’École Nationale de Musique de Pantin, où elle obtient son DEM en musique ancienne. Elle poursuit ses études de chant avec Renata Parussel à Würzburg en Allemagne.
Depuis 2005, elle est professeur de chant et chant-choral au CRC de Bry-sur-Marne et au Conservatoire d’Arcueil. Elle participe à de nombreux stages avec Jean-Claude Malgoire, Max Von Egmond et Jordi Savall entre autres.
Sur la scène baroque, elle interprète en tant que soliste un vaste répertoire, allant des œuvres de musique ancienne jusqu’à l’avant-garde en passant par le lied, l’opéra et l’oratorio baroque, le classique et romantique.
Actuellement, elle collabore avec des ensembles comme l’Ensemble Elyma (Gabriel Garrido), La Chimera (Eduardo Egüez), Il Festino (Manuel de Grange), l’Ensemble Entheos (Benoît Damant), l’Ensemble Coulicam (Mario Raskin), Canticum Novum (Emmanuel Bardon) et Cronexos.

Luis Rigou

flûtes andines et chant

Originaire de Buenos Aires, Luis Rigou étudie la flûte traversière dans sa ville natale, explorant en autodidacte les sonorités des flûtes andines, ainsi que le folklore latino-américain.
Il mène alors une carrière fulgurante au sein du Cuarteto Cedron et, surtout, du groupe Maïz qu’il fonde en 1983. À cette époque, on le connaît sous le pseudonyme de Diego Modena : aussi bien flûtiste qu’arrangeur, il signe la série des albums intitulés Ocarina (qui lui vaut 57 Disques d’or, chiffre faramineux récompensant les 12 millions de disques vendus dans le monde entier), remporte succès sur succès dans la musique de film et collabore avec Lluis Llach (il est son directeur artistique) ou Jean Ferrat pour La Complainte de Pablo Neruda, sans oublier Vicente Pradal (pour Llanto por Ignacio Sanchez Mejias sur le texte de Lorca ou Pelleas et Melisanda d’après Neruda).
Aujourd’hui, Luis Rigou reprend son nom de famille pour la scène. Après une première collaboration avec Eduardo Egüez et son ensemble La Chimera en 2005 avec un enregistrement de disque et une tournée de concerts pour le projet Tonos y Tonadas, il réitère l’expérience pour le label La Música avec Misa de Indios, Misa Criolla en 2014, puis Gracias a la Vida en 2017, consacrés aux musiques sud-américaines, où il rencontre un véritable succès autant comme chanteur que flûtiste.
En 2019 il crée le spectacle musical Tango Secret avec la pianiste Céline Bishop, dont l’album est paru chez le label TAC / Faubourg du Monde.

Eduardo Egüez

théorbe et direction

Né à Buenos Aires, Eduardo Egüez étudie la guitare avec Miguel Angel Girollet et Eduardo Fernandez, et la composition à l’Université Catholique d’Argentine. En 1995, il obtient un diplôme de luth dans la classe de Hopkinson Smith à la Schola Cantorum de Bâle.
Il donne de nombreux concerts en Europe, en Amérique Latine, au Japon, en Turquie et en Australie, chaleureusement accueilli par la critique spécialisée et par le public. En tant que soliste de guitare classique, il obtient des prix dans plusieurs concours internationaux : Promociones Musicales (Buenos Aires, 1984), Circulo Guitarristico Argentino (Buenos Aires, 1984), 28e Concours International de Guitare (Radio France, Paris, 1986), V Concurso Internacional de Guitarra (Fundacion Jacinto e Inocencio Guerrero (Madrid, 1989).
Il assure de nombreux cours et séminaires, notamment au Camping Musical Bariloche et à l’Universidad Católica en Argentine ; à l’Universidad Católica de Santiago du Chili ; à l’Instituto para las Artes en Uruguay, à la Musikhochschule Wuppertal en Allemagne ; au Conservatoire Populaire de Musique de Genève ; aux Conservatoires italiens de musique de Palerme, Venise, Turin en Italie ; à la Fondation Royaumont et à l’Académie Baroque Européenne d’Ambronay en France ; à la Tokyo Lute Society au Japon ; à la Lute Society of Sydney en Australie ; à la High School of Music, Salvador de Bahia au Brésil ; au Summer Course of the Lute Society of America à Cleveland et Yale University aux États-Unis, etc.
Il accompagne des artistes tels Jordi Savall (Hespèrion XXI, La Capella Reial de Catalunya), Gabriel Garrido (Ensemble Elyma), le regretté Claudio Abbado (Orchestra Mozart), Manfred Krämer (The Rare Fruits Council), Pablo Valetti et Céline Frisch (Café Zimmermann), Jean-Pierre Canihac (Les Sacqueboutiers de Toulouse), Philippe Pierlot (Ricercar Consort), Stylus Phantasticus, Sol et Andrés Gabetta (Cappella Gabetta)...
En tant que soliste, il enregistre Tombeau, un disque consacré à des œuvres de Silvius Leopold Weiss ; deux disques consacrant l’œuvre pour luth de Johann Sebastian Bach ; Le Maître du Roi, un disque avec des œuvres de Robert de Visée ; L’Infidèle, un travail entièrement consacré au luthiste Silvius Leopold Weiss et récompensé par un « Diapason d’Or » en janvier 2010.
Actuellement, il enseigne le luth et la basse continue à l’Université de Musique de Zürich en Suisse (ZHdK).

Ariel Alonso

chef de chœur

Né en Argentine, Ariel Alonso étudie le piano et la direction d’orchestre au Conservatoire Manuel de Falla de Buenos Aires, sa ville natale. En France, il obtient le diplôme supérieur de Direction d’orchestre dans la classe de Dominique Rouits à l’Ecole Normale de Musique de Paris Alfred-Cortot. Il complète sa formation lors de masterclasses avec Helmut Rilling, Patrick Marco, Pierre Cao, Marie-Claire Cottin, Eric Ericson et Laurence Equilbey.
Depuis janvier 2000, il est professeur titulaire de la classe de direction de chœur, et dirige les chœurs d’enfants du CRD de Créteil ainsi que le Chœur de chambre Mélanges dont il est le fondateur.
Entre 1991 et 2005, il a dirigé le chœur des Petits Chanteurs de Saint Louis de Paris et a pris la direction du chœur de Paris-Sorbonne en septembre 2011. La diversité des chœurs qu’il dirige l’amène à aborder un large répertoire allant des œuvres pour grand chœur et orchestre aux œuvres pour chœur d’enfants et pour chœur de chambre.
En tant que pédagogue, Ariel Alonso est souvent sollicité pour animer des stages et masterclasses de direction de chœur et de chant choral par le Centre d’Art Polyphonique de Paris, l’Institut Européen de Chant Choral et l’Association des chefs de chœur d’Argentine (ADICORA). Il est également invité à diriger divers chœurs professionnels : l’Ensemble Vocal du Luxembourg, le Chœur Polyphonique National d’Argentine, le Chœur National des Jeunes d’Argentine...

Lambert Wilson

baryton

Parallèlement à sa carrière d’acteur au théâtre et au cinéma, Lambert Wilson s’est consacré depuis ses débuts à la musique.
Après trois ans d’études au Drama Centre de Londres, où on lui enseigne les premiers rudiments de chant, et où il découvre la comédie musicale anglo-saxonne (particulièrement celle du compositeur et parolier Stephen Sondheim), il étudie le chant classique avec Renée Murgier et Amy Lavietes, participant à plusieurs masterclasses avec Nicolaï Gedda et Gabriel Bacquier. Aux côtés du pianiste Jeff Cohen, il fait une série de concerts dédiés à la mélodie française. Il enregistre dès 1988 l’album Musicals (EMI), avec l’Orchestre Philarmonique de Monte Carlo sous la direction de John Mc Glinn. Avec le pianiste Bruno Fontaine, il commence dès 1990 une collaboration qui donne naissance à quatre tours de chant, mêlant la chanson française aux standards de comédie musicale (Lambert Wilson Chante, 1990, Démons et Merveilles, 1997), des hommages à des chanteurs (Wilson Chante Montand, 2018), et à des compositeurs (Kurt Weill Symphonique, 2019, création à Nantes avec l’Orchestre des Pays de la Loire).
En 1996, il interprète à Londres, au National Theatre, aux côtés de Judi Dench, le rôle de Carl-Magnus dans A Little Night Music de Stephen Sondheim, comédie musicale qu’il reprend à Paris en 2010, au Théâtre du Châtelet, dans le rôle de Fredrick, aux côtés de Leslie Caron et de Greta Schacchi (mise en scène Lee Blakeley).
Suivent, toujours au Théâtre du Châtelet (2006), Candide de Leonard Bernstein (mise en scène de Robert Carsen), qu’il chante aussi au Teatro Alla Scala de Milan, et The King and I (2014, mise en scène de Lee Blakeley), aux côtés de la mezzo-soprano américaine Susan Graham. En 2004, c’est un hommage aux compositeurs américains, avec le violoniste de jazz Régis Huby (Nuit Américaine, à la Cité de la Musique et à l’Opéra Comique, puis en tournée en France).
Lambert se consacre également aux œuvres orchestrales en tant que récitant, auprès des chefs Seiji Osawa (Lélio, Boston Symphony Orchestra), Georges Prêtre (Le Martyre de Saint-Sébastien, Orchestre Philarmonique de Vienne, Orchestre de la Scala), Charles Dutoit, puis Kent Nagano (Lélio, Orchestre Symphonique de Montréal), Kurt Masur (Le Martyre de Saint-Sébastien, Orchestre National de France), Jean-Claude Casadesus (Le Survivant de Varsovie, Orchestre National de Lille), mais aussi avec les chefs Franz Welser-Most,(Oedipus Rex, London Symphony Orchestra), Michel Corboz, (Le Roi David, Orchestre de la Suisse Romande), Valery Guiergev (Ivan le Terrible, Orchestre de Saint-Petersbourg) parmi d’autres. Depuis plusieurs années, il se produit aux côtés du pianiste Jean-Philippe Collard et du violoniste Augustin Dumay pour des lectures-concerts autour de l’œuvre de Marcel Proust, ainsi qu’avec Dame Felicity Lott et la pianiste Jacqueline Bourgès-Maunoury, autour de la correspondance entre Tougueniev et Pauline Viardot.
Parmi ses projets musicaux, en 2022, le rôle de Mackie Messer dans L’Opéra de Quat’ Sous, de Kurt Weill, à Dijon et en tournée en France, dans la mise en scène de Dominique Pitoiset, et sous la direction musicale de Bruno Fontaine.

Hugo Philippeau

piano

Né en 1992, Hugo Philippeau doit son goût de la musique à son environnement familial, son grand-père étant compositeur et ethnomusicologue, et à un homme qui l’a beaucoup influencé, l’Anglais Iain Simcock, organiste et maître de chœur.
Après avoir chanté dans des chœurs d’enfants, notamment dans la cathédrale de Westminster ou avec les moines de l’Abbaye de Solesmes, il se tourne progressivement vers le piano. Il suit avec Anne-Lise Gastaldi le cursus de piano au CRR de Paris, où il obtient son diplôme d’étude musicale en 2010, avant d’entrer au CNSMD de Lyon, dans la classe de Marie-Josèphe Jude. Après un master de piano, il poursuit sa formation avec un master d’accompagnement, puis un master de musique de chambre. Différentes masterclasses lui permettent d’approfondir sa recherche musicale avec des maîtres tels Anne Queffélec, Jorg Demus, Erich Hobarth, Alain Planes et Arthur Schoonderwoerd.
Avec le « Trio des Lumières » qu’il a fondé en 2019, il est lauréat du concours « Primo Ferrari » à Ala en Italie cette même année. Il accompagne l’atelier vocal de Lionel Sow, directeur de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris et du Chœur de la Philharmonie de Paris, aux Choralies 2019. Il crée avec le baryton basse Antoin Herrera le duo Ebbo, qui se produit dans de nombreux concerts et concours.
Ses concerts en soliste, chambriste ou accompagnateur, l’amènent de New York à Ankara, en passant par Leipzig et Copenhague.
En 2020, il monte le Pierrot Lunaire d’Arnold Schoenberg, projet qui l’amène à produire cette œuvre dans plusieurs concerts avec cinq autres musiciens du CNSMDL et de l’Opéra de Lyon.