Le Festival de Paris

Quand j’ai créé le Festival, né du croisement de deux passions, l’une pour Paris et l’autre pour la musique classique, la démarche paraissait à quelques-uns farfelue. Un festival de plus, avec l’offre pléthorique de spectacles à Paris ! Et pourtant, il est là, bien vivant aujourd’hui encore. Il a même survécu à la pandémie qui nous a paralysés pendant des mois et des mois, et l’édition 2020 a eu lieu, avec plusieurs reprogrammations certes, et le concert de clôture en octobre 2021, sous jauges et contraintes COVID.

Pour la cinquième édition du Festival de Paris, nous retrouvons sa programmation du mois de juin, et des jauges normales. Tout cela grâce à vous et à nos partenaires, qui nous accompagnent sans faiblir depuis le début : le Ministère de la Culture et la DRAC-Île-de-France, la Mairie de Paris et le Groupe Vivendi, sans lesquels le Festival de Paris n’existerait pas. Qu’ils soient encore ici remerciés.

« Populaire et haut de gamme » reste toujours l’adage du Festival. Les artistes invités et le programme cette année en sont encore l’illustration.

Pour le concert d’ouverture de cette édition 2022, on revient le 16 juin à l’Église Saint-Germain-des-Prés, dans sa splendeur rénovée, avec un groupe anglais a cappella au rayonnement international, les King’s Singers, ce dont témoigne le programme original et traditionnel qu’ils ont choisi, qui célèbre justement la diversité du monde.

Le 22 juin, c’est le Musée de la Vie Romantique, bijou au cœur de la Nouvelle Athènes, qui nous accueille pour la troisième fois, avec un programme inspiré par la Belle Époque, et la soprano Marie Perbost, « Révélation artiste lyrique » aux Victoires de la musique classique 2020, accompagnée au piano par Nicolas Chesneau.

Le 27 juin, rendez-vous avec l’un des concertistes contemporains les plus lumineux, David Fray, au piano, en duo avec le talentueux violoncelliste Victor Julien-Laferrière, pour un concert dédié à Schubert, Brahms et Beethoven, à la Tour Eiffel, que nous retrouvons comme chaque année avec le plus grand bonheur.

Concert de clôture dans un autre lieu mythique du Festival, la Sainte-Chapelle, avec le contre-ténor Jakub Józef Orliński, qu’on ne présente plus, accompagné par le groupe Il Giardino d’Amore. Au programme : Vivaldi, Haendel.

On vous attend très nombreux pour fêter à nouveau Paris et la musique classique.

Michèle Reiser