Le Festival de Paris

Pendant deux mois ce printemps, notre pays s’est brutalement figé, les activités économiques se sont amenuisées, les relations sociales réduites, les représentations culturelles interrompues, la distance des corps a modifié les liens interpersonnels.

Comme beaucoup de manifestations similaires, le Festival de Paris n’a pas pu ouvrir son édition 2020 à la date initialement prévue du 5 juin, mais il n’a pas été annulé : j’ai tenu, comme tous les artistes, partenaires et parties prenantes de cet événement, à le garder à flot, car la musique n’a jamais été aussi essentielle à nos vies.

Rendez-vous est donné le vendredi 2 octobre pour le concert inaugural du Festival 2020, dans un lieu qui nous est familier et symbolise Paris, la Tour Eiffel. C’est le ténor Benjamin Bernheim qui ouvre le bal, accompagné par la pianiste Carrie-Ann Matheson. Au programme : des mélodies d’Henri Duparc, d’Hector Berlioz, de Richard Strauss, et de Clara Schumann.

Le jeudi 22 octobre, on retrouve un des lieux culte du Festival de Paris, la Sainte-Chapelle, fermée au public depuis des mois comme la Tour Eiffel, qui va résonner des accents de la musique baroque de Haendel et de Vivaldi, portée par le contre-ténor Andreas Scholl, accompagné au clavecin par Tamar Halperin.

Le mardi 3 novembre, c’est l’Eglise Saint-Germain-des-Prés, entièrement restaurée, qui nous accueille une fois de plus, avec une œuvre peu représentée en France, la Misa Criolla, de l’Argentin Ariel Ramírez, précédée par la Misa de Indios, interprétées par l’ensemble La Chimera et le Chœur Mélanges.

Concert de clôture en majesté le lundi 30 novembre, au Théâtre de l’Œuvre, avec Lambert Wilson, accompagné au piano par Hugo Philippeau. Au programme, des mélodies françaises et américaines de Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Samuel Barber, Kurt Weill, Leonard Bernstein.

Venez partager à nouveau avec nous des émotions positives. Vive la musique, vive Paris !

Michèle Reiser