Le Festival de Paris

L’édition 2019 du Festival de Paris se place sous le signe de la diversité musicale, des mélanges inattendus. Je rêvais de programmer au sein d’un même concert, de grands artistes de la scène lyrique et de la scène pop, avec une formation symphonique pour les accompagner. Un concert « crossover » comme disent les Anglais, qui ont l’habitude d’organiser ce genre d’événements assez rares en France.

C’est de ce désir-là qu’est né « l’Olympia Symphonique ». Un festival dans le Festival.
La salle, emblématique et populaire, qui appartient au patrimoine culturel parisien, n’est pas réputée pour ses concerts de musique classique. Et pourtant, le 13 juin à 20 h 30, un orchestre symphonique va couvrir la scène. Des artistes lyriques, classiques et pop ont accepté de se prêter au jeu de cet éclectisme. Yvan Cassar va le rendre possible, je l’en remercie chaleureusement.

Les trois autres concerts restent dans la plus pure tradition du Festival.

Ouverture le 4 juin à la Tour Eiffel, qui symbolise pour beaucoup Paris, auquel ce Festival reste dédié. Dans la lumière du mois de juin, à 20 h 30, c’est Julie Fuchs qui ouvre le bal. Elle est accompagnée par Alphonse Cemin.
Au programme Mozart, Rossini, Puccini, Poulenc, Barbara, Cole Porter.

Le samedi 22 juin, comme chaque année, le Festival accueille de très jeunes talents. Le Musée de la Vie Romantique va servir d’écrin à ces duos d’amour, choisis et accompagnés par le pianiste américain Jeff Cohen, interprétés par la soprano Victoria Jung et le ténor Sahy Ratia. Gounod, Bizet, Donizetti…
Le concert a lieu au sein de l’exposition Paris Romantique, tous les arts se répondent.

Comme toujours, concert de clôture à la Sainte-Chapelle.
Cette année le 27 juin, retour au baroque avec l’ensemble helvétique Voces Suaves, le Miserere d’Allegri et le Stabat Mater de Scarlatti.

On vous attend nombreux pour cette édition 2019, où Vivaldi va côtoyer Léonard Cohen, Bizet, Johnny, Bernstein, Queen et les Beatles.
Tous les chemins de la musique mènent au classique. Tous les chemins de la musique viennent du classique.

Michèle Reiser